Cela fait aujourd’hui 6 jours que nous sommes en confinement à cause de ce cher Corona… Et je me rends compte que d’une certaine manière, je me sens mieux qu’il y a dix jours !

Drôle de constat en cette période pourtant anxiogène et plus que dramatique en plusieurs points de vue. Pourtant, au fond de moi, je sens du calme, un apaisement.

Après quelques jours d’inquiétude, la mise en confinement a été pour moi une autorisation à ralentir, à lâcher prise. Biensûr il y a des moments d’angoisse, des petites crises de larmes, des besoins de me défouler. Mais tout au fond, je sens que ce qui se passe est juste.

Cela faisait quelques semaines que je courrais comme une poule sans tête à la recherche de l’idée extraordinaire qui me permettrait de développer Comme une plume. J’étais donc nerveuse, speedée, fatiguée. Et certainement aveuglée à ce que la vie me proposait tellement mon cerveau cogitait tout seul.

La mise en confinement m’a donc obligé à lâcher. Les boutiques qui vendent mes bijoux ont fermé. Les événements ont été annulés. Comme une plume a donc naturellement été mis sur pause. Et ça m’a permis de redescendre d’un étage, de passer du cerveau au coeur.

J’ai cessé de cogiter et j’ai retrouvé cette posture d’ouverture au monde, de confiance en moi et en la vie. Grâce au confinement, mon cerveau s’est apaisé et je sens que petit à petit mon coeur prend le dessus. Or c’est lui qui sait vers où j’ai envie d’aller, ce qui me plait et ce qui me convient. Mon cerveau est, lui, pollué par l’éducation, les normes sociales, le conditionnement dans lequel la société nous met alors que mon coeur, lui, est libre.

Biensûr, je ne souhaite pas que le confinement dure de nombreuses semaines mais j’aimerais qu’il ne s’arrête pas tout de suite non plus. J’aimerais que ce ralentissement, ce lâcher-prise ait le temps de s’installer plus durablement.

Je pense que nous avons tous besoin de ralentir, de prendre du recul, de redéfinir nos priorités. Nous avons sacrément besoin de changement. Si le Corona pouvait avoir cette conséquence positive, ça serait merveilleux.

Mes jolies plumes, comment est-ce que vous ressentez cette période ? Est-ce que vous aussi vous sentez que quelque part ce que l’on vit est juste ?

Je vous embrasse,

Julie