Vous avez certainement vu que j’ai commencé à organiser des ateliers et des stages de slow créativité… Mais d’où ça vient ? Qu’est-ce que c’est ? Pourquoi ce nom ?

Lorsque l’idée d’organiser un stage créatif pour enfants s’est concrétisée, je me suis dit “Oui, un stage, avec plaisir ! mais pas comme ceux que je connais”. J’avais envie de proposer autre chose.

Je voulais d’abord sortir de ce rythme acharné qu’on impose trop souvent aux enfants (et à nous-mêmes d’ailleurs). Je voulais également qu’un maximum vienne d’eux ; mon objectif étant de les faire prendre confiance en eux. Je tenais aussi à ce qu’ils puissent respecter leur rythme et leurs envies.

On a alors brainstormé avec mon amie Laura qui, elle, est toujours instit. Suite à ce moment d’échange, l’idée d’envol a émergé. Nous voulions apporter notre petite graine au développement des enfants tels qu’ils sont et non tel qu’on aimerait qu’ils soient. Prendre son envol, c’est, selon moi, être pleinement soi, vivre sa vie de la manière qui nous convient.

Mais comment y parvient-on ? Je pense qu’une des pistes est le développement de sa propre créativité. Lorsque l’on met du matériel créatif à disposition, chaque enfant (et chaque adulte) va créer quelque chose de particulier qui sera différent de son voisin et ça, c’est merveilleux ! D’où l’idée de proposer des activités créatives aux enfants sans les y obliger et en laissant la porte grande ouverte à leur imagination. Se rendre compte qu’on sait faire par soi-même est gage d’autonomisation et de prise de confiance en soi. Lorsqu’un enfant vient à proposer lui-même une activité aux autres et que tu vois les étoiles dans ses yeux et la fierté qu’il ressent à ce moment-là, tu sens que tu as un petit peu contribué au déploiement de ses ailes ! et ça, c’est trop bien !!

Outre le développement de la créativité personnelle, je trouve important de proposer un cadre qui permet de ralentir. Prendre le temps de s’installer tranquillement lorsque l’on arrive, aller se reposer lorsqu’on en ressent le besoin, manger au moment où la faim se fait sentir, … Je trouve que toutes ce petites choses nous permettent de rester connecté à soi et à ses besoins, ce qui est fondamental.

Lors de ces ateliers et stages, on sort donc de l’idée de productivité pour entrer dans le simple plaisir d’être et de créer. C’est aussi en brainstormant que le mot ralentir est apparu et que l’expression “slow créativité” a émergé. Oui, le mot est bien à la mode et dans l’air du temps mais ça me va ! Je trouve qu’il représente bien la mouvance dans laquelle je souhaite m’inscrire.

Voilà pour la petite histoire de la naissance de la slow créativité pour enfants ! Et quid des adultes ?

De prime abord, je ne me serais pas permis d’organiser ce type d’atelier pour adultes. En effet, mes croyances me dictaient que pour les adultes, il fallait proposer de l’apprentissage de techniques, le partage de connaissances nouvelles,… C’est en fait vous qui m’avez fait réaliser que j’étais à côté de la plaque !

Suite au lancement du premier stage pour enfants, plusieurs d’entre vous m’ont partagé l’envie d’y participer ! J’ai donc déconstruit mes croyances en me disant qu’effectivement offrir un espace bienveillant de créativité libre pouvait être hyper porteur et très enrichissant pour tout le monde. En effet, nous sommes tous des grands enfants et nous sommes nombreux à nous chercher, à avoir envie d’autre chose, d’être plus soi. Comme pour les plus jeunes, laisser libre cours à sa créativité permet d’entrer en contact avec soi, de prendre confiance et d’ouvrir de nouvelles perspectives.

Alors, c’est parti ! J’ai hâte de vivre ce premier moment de slow créativité pour adultes et découvrir ce que cette activité vous apportera à chacun(e).

N’hésitez pas à me partager vos retours sur ce concept. Qu’en pensez-vous ? Cela vous parle-t-il ?

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout et bel envol à vous mes belles plumes.

Julie